© Helena Schmidt

Echo et Narcisse

Installation sonore

Plexiglas, aimants, haut-parleurs

env. 60 x 50 x 80 cm

 

Echo et Narcisse

  Cette sculpture est composée de deux plaques de Plexiglas noires et opaques, suspendues face à face. La matière lisse et brillante du Plexiglas reflète légèrement la lumière, et donc l’image du spectateur qui s’aventurerait au sein de l’installation. Deux aimants surmontent ces plaques. Leur pôles s’opposent, de façon à obtenir la plus forte répulsion. Ce sont eux qui équilibrent l’ensemble. 

            «…celle qui ne sait point parler la première, qui ne peut se taire quand on lui parle, qui répète seulement les derniers sons de la voix qui la frappe.»

(Ovide, Métamorphoses) 

(Narcisse retrouve Echo)

( Extrait du dialogue:)

«(Narcisse:)  - Allô!… (Echo:) -allô 

-N’y a-t-il pas quelqu’un ici?…-si quelqu’un

- Viens!…-viens -Pourquoi me fuis-tu?… -me fuis-tu

- Je ne te vois pas!… -vois pas

 - Je voudrais te regarder… -garder -Viens!… -viens

-Tu es bien bien là?…là -Je te croyait disparue!…-parue

-Voici donc que je t’ai retrouvée ici… -trouvée ici

(…)

            L’idée de cette sculpture m’est venue dans un parking souterrain, l’écho y était très présent. Je me suis alors rendue compte que je n’avais pas entendu d’écho aussi net depuis longtemps. La confusion sonore urbaine noie ce phénomène acoustique si perceptible dans la nature et dont, plus ou moins inconsciemment, on use dans notre relation à l’espace.