© Helena Schmidt

Midas

Sculpture sonore interactive

Plexiglas, vu-mètre, lecteur CD, haut-parleur, 

80 x 60 cm

 

Midas

            «…les roseaux avaient entendu, et lorsque le vent les agita, ils murmurèrent les mots enfouis - et ils révélèrent ainsi aux hommes non seulement ce qui était arrivé au pauvre et stupide Roi, mais aussi que lorsque les dieux entrent en compétition, la seule voie sûre est de prendre le parti du plus fort.»

                                    («La Mythologie, Edith Hamilton)

            Aujourd’hui, les instruments qui transmettent les histoires ronflent et clignotent de leurs petites lumières. Nous en avons pris l’habitude, ce n’est plus le vent qui nous chuchote l’histoire comme dans la légende du roi Midas…

Ici une machine donne sa version de la légende.

            En un premier temps, la machine traduit la force du vent et des bruits extérieurs en paroles. Le niveau de celles-ci varie en intensité, passant de l’inaudible à l’audible, selon le niveau des bruits extérieurs.

            En un second temps, c’est une sorte de filtre qui, en un premier temps, convertit les bruits de l’extérieur en signaux lumineux sous forme d’un vu-mètre / un indicateur de niveau sonore, ce que chacun sait de nos jours et interprèter.

            

            En contre-jour, nous voyons les réseaux intérieurs de la machine, au dessin reconnaissable à travers les semi-transparences qui habillent les machines contemporaines.

            Mais que raconte cette machine? L’histoire du Roi Midas aux oreilles d’âne, telle qu’elle est rapportée dans les «Métamorphoses» d’Ovide. Nous y apprenons qu’il vaut mieux être en accord avec le plus fort. Une histoire à la conclusion amorale qui se chuchote encore dans le monde de la haute technologie…